Le ver de terre (lombricus terrestris)


Le lombric est plus connu sous son appellation populaire de ver de terre. Il en existe des milliers d’espèces dont beaucoup sont encore inconnues. C’est un « fouisseur ».


Il faut savoir qu’au même titre que l’abeille, c’est une espèce clé dans l’éco-système.


Il joue un rôle de premier rang dans le « fonctionnement » des sols et doit être protégé.


Dans nos régions, on peut trouver entre 200 et 1000 vers de terre au m² dans le sol ! Il devient difficile de ne pas en couper un lorsque l’on plante une bêche, mais contrairement à ce que beaucoup pensent, un ver coupé est en général un ver mort. Il peut en survivre une partie qui se régénère, mais pas deux ou trois comme une « fausse croyance » le veut.


Le ver de terre participe à la vie du sol : il l’aère (ce qui dans nos terres argileuses lourdes est une véritable bénédiction !), y incorpore les matières organiques provenant de la surface ( il est le grand artisan d’un système d’échange indispensable appelé complexe argilo-humique) et ses galeries assurent l’infiltration rapide des eaux de pluie, évitant ainsi en grande partie un ravinement destructeur.


On repère leur présence sans même creuser grâce aux petits amas de terre qu’ils forment lorsqu’ils remontent à la surface. Plus votre terrain est visité par les lombrics, meilleure sera votre terre.



Le hérisson (erinaceus europaeus)


Cet animal débonnaire qui arpente à grand bruit votre jardin dès la nuit venue est un prédateur naturel de la plupart des ennemis du jardinier. Escargots, limaces, insectes, chenilles, jeunes serpents… sont ses repas favoris.


Il est protégé et il est interdit de le capturer. Si vous en voyez un, observez le longuement sans faire de bruit et du côté opposé au sens du vent car il dispose d’une excellente ouïe et d’un odorat très développé. Les enfants adorent ! Laissez-le vaquer à ses occupations sans le déranger.


Vous pouvez l’aider à se loger l’hiver en lui procurant dans un coin du jardin un tas de branches et de feuilles sous lequel il trouvera refuge. Ne lui donnez pas de lait, il faut le laisser se débrouiller.



Les araignées


Qui n’a jamais eu peur des araignées ? Et leur phobie est la première de toutes au palmarès !


Il n’y a pourtant que très peu à craindre de cet animal pacifique et utile. Se faire piquer par une araignée est rarissime car pour la plupart elles n’ont pas des crochets à venin assez longs pour transpercer la peau humaine.


Lorsque cela arrive (chez les enfants le plus souvent, ou chez l’adulte au niveau des oreilles, là où la peau est fine), c’est pendant la nuit lorsque la bêbette se défend après s’être retrouvée coincée ! Les conséquences sont une belle rougeur autour de deux petits trous bien visibles (la marque des crochets) et une forte démangeaison. Quelques personnes très sensibles peuvent être à peine plus incommodées, mais les risques de développer une réaction critique sont presque inexistants.


En revanche, ces bestioles si épouvantables à nos yeux sont de redoutables prédatrices de tous les insectes volants et on estime à plusieurs centaines de millions le nombre d’insectes piégés par an et par hectare !!! Oui, vous avez bien lu !


Si vous souhaitez changer d’avis sur les araignées, prenez donc le temps d’observer la plus courante d’entre elles dans votre jardin : l’épeire diadème (en photo ci-dessous). Patiente, elle tisse sa toile tous les matins et attend ses victimes en son centre. Lorsqu’un insecte s’y prend, elle fond dessus en un éclair, lui injecte son venin qui va l’endormir d’abord, en liquéfier les tissus ensuite.

Entre temps, notre chasseuse aura consciencieusement embobiné sa proie dans un cocon de soie et l’aura ramenée dans sa cachette. Elle la boira plus tard car elle n’a pas de dents !


Saviez-vous que la soie d’araignée est 25 fois plus souple que le latex et 6 fois plus solide que l’acier ?

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