Suite de la découverte


Originaires pour la plupart de Chine centrale et d’Himalaya, mais aussi d’Amérique du Nord et Centrale, d’Europe ou d’Oceanie, les clématites sont ramenées par des explorateurs botanistes d’abord au Japon à la fin du 15 ème puis en Europe au milieu du 16 ème siècle.     Les premières descriptions botaniques datent du milieu du 15 ème siècle. Leur nom attribué par Karl Von Linné vient du grec Klematis qui signifie sarment.

       Elle furent mentionnées pour la première fois en 1548 dans l'herbier de William Turner. À cette époque la clématite était nommée : Travellers's Joy dans les pays anglophones alors qu'en France elle était nommée vigne blanche ou herbe aux gueux car les mendiants l'utilisaient en frottant leur peau pour ainsi provoquer des irritations et se faire plaindre des passants.

      En Europe, le premier genre introduit le fut en Espagne en 1569 avec la Clematis viticella, puis en 1597 ce fut au tour de Clematis integrifolia, Clematis cirrhosa et Clematis recta.

      Les espèces nord-américaines crispa, viorna furent introduites en 1726 et 1730, puis les clématites asiatiques orientalis et florida.

      Les espèces chinoises lanuginosa et patens ont été introduites en 1836 en Europe et avec celles-ci est arrivée l'hybridation.


De nombreuses espèces furent découvertes, décrites et classifiées tout au long du 19 ème siècle. Plus d’une vingtaine sont ainsi répertoriées en 1900.

Très vite, des passionnés s’intéressent à leur hybridation en particulier à partir des clematis jackmanii et clematis patens.

Les plus actifs sont d’abord les japonais et les pays d’Europe de l’Est. Quelques français se feront également remarquer par des hybrides devenus incontournables.

Aujourd’hui, Richard EVISON est l’hybrideur le plus réputé, père de sujets remarquables, régulièrement primé dans les expositions du monde entier (28 médailles d’or attribuées par la RHS, dont 13 consécutives !).

On dénombre aujourd’hui plus de 200 espèces botaniques de vivaces herbacées ligneuses et grimpantes herbacées dont une quarantaine de cultivars et plus de 500 hybrides.

Les clématites sont assimilées aux lianes dont elles développent les caractéristiques de résistance mécanique (fibres) et de métabolisme (aucune circulation de sève durant la période de repos).

Leur croissance peut être extrêmement rapide (près de 20 cm par jour) et leur taille varie de quelques centimètres (intégrifolia = 30 cm) à plusieurs dizaines de mètres (vitalba = 30 mètres). La plupart s’étalent entre 3 et 5 mètres.

Elles sont peu sensibles aux parasites (quelques pucerons, rarement des cochenilles)et peuvent souffrir d’asphyxie dans les sols lourds ou trop humides qui favorisent le développement d’un champignon qui provoque un dessèchement brutal des tiges.

Elles demeurent des plantes faciles à cultiver.


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Un peu d’histoire

Clematis texensis ‘Lady Diana’