La taille des fruitiers


En hiver Pourquoi ?


Les mois de janvier et février sont la période idéale pour pratiquer la taille des arbres fruitiers.


A cette période de l’année, tous les éléments sont réunis pour justifier ce choix :

Attention : beaucoup d’ouvrages consacrés à la taille donnent novembre et décembre pour période idéale. Notez qu’ils sont adaptés à la région parisienne qui sert de référence par défaut.


Les trois types de taille :

La taille de structure : se pratique généralement sur un jeune arbre afin de le former. Consiste à repérer les branches qui forment la charpente et à éliminer celles qui l’entravent.

Elle peut également se pratiquer sur un arbre plus âgé qui a été abandonné ou mal formé au départ. Attention toutefois de ne pas réduire de plus d’un tiers la ramure totale de l’arbre et de bien mastiquer les plaies engendrées. Elle se pratique en hiver ou après la fructification (cerisiers).


La taille de production : elle consiste à influer sur le flux de sève et demande quelques connaissances. Il faut estimer le niveau de taille, identifier les bourgeons afin de conserver en priorité les branches fructifères et toujours garder à l’esprit la structure d’ensemble de l’arbre (présente et à venir).

ATTENTION : les feuilles sont indispensables au bon fonctionnement de l’arbre en assurant la photosynthèse, c’est-à-dire l’alimentation de l’arbre. Il n’est pas question de supprimer les feuilles, mais de favoriser la formation des fruits !


La taille d’esthétique ou de confort : généralement appelée taille douce se pratique toute l’année. C’est celle qui consiste à nettoyer des branches mortes, cassées ou inesthétiques. Elle doit se pratiquer avec modération et un sécateur propre.

Elle est facilitée en fin de floraison, car la structure estivale de l’arbre commence à apparaître.


Les outils : ils doivent être propres et affutés.

Le sécateur pour les branches jusqu’à 1 cm.   -  Le sécateur de force entre 1 et 3 cm.

La  scie arboricole au-delà de 3 cm (attention de ne pas blesser les autres branches)

En dernier recours et à éviter : la tronçonneuse.

L’indispensable mastic à cicatriser.


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La taille de structure : Lorsqu’un jeune arbre est planté à racines nues, ces dernières sont souvent abîmées par l’arrachage. Ce n’est pas très grave. Toutes les racines d’ancrage (les plus grosses) doivent être raccourcies par une taille nette entre 30 et 40 cm de la base du tronc. Il ne faut en aucun cas tailler le ‘chevelu’, ces racines très fines qui servent à alimenter l’arbre en eau et sels minéraux.

Dès lors que l’on a réduit ses racines, une compensation s’impose au niveau du branchage. On taille alors l’ensemble des branches également à 30/40 cm de la base en prenant soin de toujours tailler au dessus d’un bourgeon extérieur. C’est à partir de ce dernier que la branche se reformera.

En plus de cette première taille, en s’éloignant un peu de l’arbre, une rapide observation de sa structure permet de repérer les branches qui formeront une charpente harmonieuse et équilibrée de celles qui croisent les autres ou font «doublon» et sont donc à éliminer totalement depuis leur point de départ.

Cette première taille est capitale. Bien menée, l’arbre peut pousser plusieurs années sans être retaillé.


La taille de production : elle commence par une observation de l’arbre. Dans quelles proportions doit-il être taillé ? Si ce dernier est bien formé et équilibré, il s’agit alors seulement de limiter les branches à feuilles au profit des branches à fruits que l’on reconnaît à leurs bourgeons renflés ou en bouquets (cerisier), mais aussi à leur aspect généralement plus «noueux» (voir photo ci-dessous). L’énergie que l’arbre a mis dans la production des ses fruit a été au détriment de la croissance de la branche qui les a portés. Celle-ci présente une structure bien reconnaissable, des traces laissées par les feuilles tombées très rapprochées. Au contraire, les branches «à feuilles» sont longues, fines et lisses et leurs bourgeons sont uniques, petits et pointus.



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Sur ces deux photographies, on distingue bien les bourgeons des branches à fruits desquelles partent des branches qui donneront du feuillage. La taille s’effectuera au niveau où les branches sortent de la photographie (2 yeux à feuilles).

Le but est d’éliminer tous les rameaux «à feuilles» en conservant à chaque fois deux yeux qui serviront à procurer un feuillage suffisant à assurer la photosynthèse en même temps que le renouvellement des branches qui l’année suivante porteront également des fruits.

Lorsqu’une branche «à feuilles» démarre du tronc ou d’une charpentière, elle peut être totalement supprimée.


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